La Feuille

La Feuille N°22 | Mars – Avril 2019

MOT DU VIGNERON – LE GEL DE PRINTEMPS

Bourgeon de vigne recouvert par le gel La Bourgogne a été confrontée en 2016 et 2017 à deux importants épisodes de gel de printemps. Certaines de nos parcelles ont effet été très sévèrement touchées, causant des pertes de rendement lors des vendanges. Ce type d’aléas sera sans doute de plus en plus fréquent dans les années à venir en raison du changement climatique. Ceci est d’autant plus préoccupant que le cycle de la vigne se modifie également. Les dates des différents stades phénologiques sont de plus en plus précoces. Par conséquent, des dégâts beaucoup plus importants sont engendrés en cas d’une gelée de printemps. Les bourgeons étant sortis et donc vulnérables.

Il faut toutefois savoir qu’il existe deux types de gel : radiatif et advectif. Mais quelle différence ?

Schéma de la sensibilité au gel en fonction de l'état d'avancement du cycle végétal de la vigne

► Le gel radiatif est le type de gel le plus courant. Au cours de la nuit, les rayons du soleil cessent de réchauffer les sols. Ceux-ci perdent alors de la chaleur par l’émission de rayonnement thermique.

Il se caractérise par : un ciel dégagé durant la nuit, une absence de vent et une inversion de température en altitude.

Le pourcentage d’humidité contenu dans l’air déterminera le type de gelées :

– taux élevé = gelée blanche

– taux faible = gelée noire

► Le gel advectif est caractérisé par l’arrivée d’une grande masse d’air froid accompagnée de vent sur une région. Il n’y a pas d’inversion de températures en altitude en raison du vent qui mélange les couches d’air. Ce refroidissement advectif est le mécanisme principal des gelées en hiver, mais il peut se produire au printemps. Ce type de gel est extrêmement difficile à combattre et il existe peu de moyens de lutte efficaces.

Il se caractérise par : un ciel clair et dégagé, un vent fort et pas d’inversion de température.

RÉCOMPENSES – CONCOURS GÉNÉRAL AGRICOLE DE PARIS

 

RÉCOMPENSES – CONCOURS GÉNÉRAL AGRICOLE DE PARIS

Ce jeudi 24 Février, 90 ans après l’obtention de sa première médaille par l’arrière-grand-père de Laurent, le domaine a de nouveau été récompensé pour son travail et ses efforts sur la qualité. Les jurés du Concours Général Agricole de Paris ont en effet attribué deux médailles à nos vins.

Médaille d'or

Médaille d’Or : Corton Perrières  2016

Médaille d'argent

Médaille d’Argent : Rully blanc “Les Thivaux” 2017

ACCORD MET VIN DU DOMAINE

ACCORD MET VIN DU DOMAINE

Lapin chasseur sauce à la groseille – Corton Perrières 2014

INGRÉDIENTS

55 min. de préparation – 4 pers.

  • 4 cuisses de lapin
  • 2 échalotes
  • 4 c. à soupe d’huile
  • 50 cl de fond de veau
Photo d'un lapin chasseur sauce à la groseille

  • 50 g de gelée de groseille
  • 50 g de beurre
  • 100 g de groseilles
  • 1 feuille de laurier
  • 2 brins de thym
  • 2 branches de persil
  • Sel fin, poivre

► Pelez les échalotes et hachez-les. Ciselez le persil. Émiettez-le thym. Écrasez la feuille de laurier. Mélangez le tout avec l’huile. Badigeonnez-en le lapin, que vous laissez ensuite macérer au réfrigérateur pendant 12 heures.

► Faites dorer les cuisses de lapin dans la marinade, dans une cocotte. Mouillez avec le fond de viande. Faites cuire, à couvert, sur feu doux, pendant 25 à 30 minutes, en ayant soin de retourner la viande en cours de cuisson.

► Faites bouillir dans une poêle, la gelée de groseille durant 30 sec. Ajoutez ensuite le fond de veau et laissez réduire d’un quart. Montez la sauce au beurre (ajoutez le beurre progressivement tout en fouettant énergiquement). Incorporez les groseilles entières et assaisonnez le tout de sel et de poivre.

► Déposez les cuisses de lapin dans la sauce et terminez-la cuisson à feu doux durant 5 min.

► Servez, avec quelques légumes : champignons, navets

Photo d'une bouteille de Corton Perrières 2014 du Domaine Michel Juillot

Terroir : argilo-calcaire marron et caillouteux

Élevage : 18 mois en fût de chêne – 40% de fûts neufs

Dégustation : Allen Meadows « Un nez particulièrement mûr révèle des notes liquoreuses de prune, de cerise noire, de terroir, de gibier et des notes florales. Il y a plus de profondeur, d’intensité et de puissance aux saveurs avec une texture de velours. Elles possèdent une solide densité sur la finale rustique et légèrement nerveuse mais incroyablement longue. »

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.